mardi 5 novembre 2019

Vivre la Divine Liturgie – Protopresbytre Stéphane Anagnostopoulos


TEXTS - ORTHODOXY




Vivre la Divine Liturgie

Protopresbytre Stéphane Anagnostopoulos

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La divine liturgie orthodoxe interprétée etcommentée selon la Tradition et

les expériences denombreux prêtres, moines et laïcs orthodoxes

mercredi 23 octobre 2019

De la Prière – Saint Silouane L’Athonite (+1936)


PRAYER OF YOUR HEART



De la Prière

Saint Silouane L'Athonite (+1936)

Celui qui aime le Seigneur se souvient toujours de lui, et le souvenir de Dieu fait naître la prière. Si tu ne te souviens pas du Seigneur, tu ne prieras pas non plus. Sans prière, l’âme ne demeurera pas dans l’amour de Dieu, car c’est par la prière que vient la grâce du Saint Esprit. Par la prière, l’homme se garde du péché, car l’esprit en état de prière est absorbé par Dieu. Avec humilité, il se tient devant la Face du Seigneur que son âme connaît. […]

Dieu donne la prière à celui qui prie ; mais la prière que nous accomplissons uniquement par habitude, sans avoir le cœur brisé à cause de nos péchés, n’est pas accueillie par le Seigneur.

J’interromps pour un instant mes propos sur la prière.

Mon âme languit après le Seigneur ; je le cherche avec ardeur et mon âme ne supporte pas de penser à autre chose.

Mon âme languit après le Seigneur vivant, et mon esprit s’élance vers lui comme vers son propre Père céleste. Le Seigneur nous unit à lui par l’Esprit Saint. Le Seigneur est doux à mon cœur, – il est notre joie, notre allégresse et le roc de notre espérance.

Seigneur, dans ta miséricorde viens à la recherche de ta créature, et montre-toi aux hommes par le Saint-Esprit, comme tu te révèles à tes serviteurs.

Réjouis, Seigneur, par la venue de ton Esprit Saint, toute âme affligée. Fais, Seigneur, que tous les

samedi 19 octobre 2019

Sainte Pharaïlde de Belgique et de Bruay-sur-l’Escaut, France (+740)


SAINTS OF MY HEART



Sainte Pharaïlde de Belgique

et de Bruay-sur-l'Escaut, France (+740)

Sœur de Ste Gudule et nièce de Ste Gertrude de Nivelles, Pharaïlde voit le jour dans la région de Gand (Belgique). Malgré son désir de se consacrer à Dieu, ses parents l’obligent à épouser un jeune seigneur prénommé Guy. Elle devient rapidement veuve et profite de sa liberté pour se consacrer entièrement à la prière et à la charité.

Plusieurs miracles lui sont attribués, dont celui, d’une oie à qui elle aurait rendu la vie alors qu’elle avait déjà été tuée et plumée. Ses reliques ont reposé temporairement dan l’abbaye Saint-Bavon de Gand, avant d’être plusieurs fois transférées en divers lieux pour échapper aux dévastations causées par les guerres.

* * *

Sainte Pharaïlde, ou Veerle en néerlandais, est une sainte ayant vécu de 650 à 740 - ce qui est une exception pour l'époque. Elle est née en Belgique, dans l'actuel Brabant, et a vécu à Steenockerzeel en Belgique et à Bruay-sur-l'Escaut dans le nord de la France.

Le début de sa vie

Elle est née en 650 en Gaule septentrionale. Sa famille possédait beaucoup de biens dans ce qui est actuellement le Hainaut et le Brabant ; certains historiens désignent le domaine de Geetbroek et celui de Gherbroek, près du château de Ham, entre Bruxelles et Malines. Son père s'appelait Thierri (Duiderik en Flamand), c'était un noble qui accompagnait le roi dans ses campagnes et, en temps de paix, vivait dans ses domaines et villas. Comme toutes les filles de bonnes familles de l'époque, elle reçut une solide éducation religieuse au monastère de Nivelle dirigée par Sainte Gertrude.

Sa vie à Bruay-sur-l'Escaut, France

Fille noble, elle ne choisit pas son mari ; on la maria avec Guy, le fils d'Othon, le chef d'une tribu saxonne établie à Bruay sur l'Escaut. Guy se blessa gravement lors d'une partie de chasse à cheval, Pharaïlde le soigna et il se remit lentement mais mourut de maladie. Veuve et seule très vite, elle rendit d'innombrables services à la population, elle avait les moyens et le savoir pour cela.

Les miracles

À Bruay-sur-l'Escaut, elle fit jaillir une source en frappant le sol de son fuseau pour étancher la soif des ouvriers qui travaillaient aux champs et qui n'avaient rien à boire.

Dans un de ses domaines de Bruay ou de Steenockerzeel, suivant les versions des historiens, une troupe d'oies sauvages vint se poser. Un domestique en captura une et la mangea en famille. Pharaïlde l'apprenant, demanda qu'on lui apporte les restes de l'oie et lui rendit la vie.

La fin de sa vie

Elle mourut à l'âge de 90 ans en 740, ayant rendu d'innombrables services de son vivant. Elle est inhumée dans la chapelle dédiée à Saint Jean-Baptiste qu'elle avait construite. Cette chapelle devint l'église Sainte Pharaïlde, probablement à Bruay-sur-l'Escaut. Les personnes commencèrent à la prier juste après sa mort car ils la considéraient comme une sainte et c'est grâce à eux que sa sainteté éclata. Son culte est ratifié en 754. En 810, on parle du sanctuaire de Pharaïlde dans une vie de Saint Saulve, martyrisé à Beuvrage. En 914, dans une charte du Roi Robert, on parle d'une Basilica beatae Pharaïldis qui a été détruite par les Normands pendant leur invasion de 879-883.

Source:

Wikipedia

dimanche 13 octobre 2019

"Le Christ est ressuscité" - Salutation pascale


ORTHODOX HEART SITES


"Le Christ est ressuscité" - Salutation pascale

La salutation pascale est une coutume des chrétiens orthodoxes. Pendant la période pascale, depuis la nuit de Pâques jusqu'à la veille de l'Ascension, à la place des salutations habituelles ("Bonjour" ou autre), les orthodoxes se saluent de la manière suivante : l'un dit "Le Christ est ressuscité !", et l'autre répond "En vérité, Il est ressuscité !". Cette salutation est la réactualisation de l'annonce de la bonne nouvelle de la résurrection du Christ, que les disciples se sont donnée (cf. Luc 24, 34).

Bon nombre de catholiques pratiquent aujourd'hui cette salutation. Elle n'en reste pas moins un signe de l'appartenance à la communauté orthodoxe ou de sympathie à l'égard de l'orthodoxie. Dans certaines traditions locales, en Russie ou en Roumanie, la salutation pascale est accompagnée d'un baiser (trois fois chez Russes, deux ou trois fois chez les Roumains).

Il est devenu de plus en plus commun de se donner la salutation pascale en plusieurs langues, pour manifester l'unité de l'Orthodoxie au-delà des différentes cultures nationale. Cette pratique récente est née dans les paroisses pluri-ethniques de la diaspora. Elle est un prolongement d'un usage liturgique ancien : la lecture de l'évangile en plusieurs langues lors des vêpres du jour de Pâques.

La salutation pascale dans les langues du monde

LANGUES SÉMITIQUES

Langues araméennes

Syriaque - (Meshiha qam ! Bashrira qam !)

Langues arabiques

Arabe (Fus'hah, i.e., "standard") - (Al-Masih-Qam ! Hakkan Qam !)
Maltais - Kristu qam ! Huwa qam tassew !

Langues canaanites

Hébreu moderne - (Ha Masheeha houh kam ! A ken kam !)
Langues éthiopiennes
Tigrigna - (Christos tensiou ! Bahake tensiou !)
Amharique - (Kristos Tenestwal ! Bergit Tenestwal !)

LANGUES INDO-EUROPÉENNES (ou japhétiques)

Langues helléniques

Grec - Χριστός Ανέστη ! Αληθώς Ανέστη ! (Christos Anesti ! Aleithos Anesti !)

Langues romanes

Latin - Christus resurrexit ! Resurrexit vere !

Romanche

Italien - Cristo è risorto ! È veramente risorto !
Catalan - Crist ha ressuscitat ! Veritablement ha ressuscitat !

Occitan

Français - Le Christ est ressuscité ! En vérité Il est ressuscité !
Portugais - Cristo ressuscitou ! Verdadeiramente ressuscitou !
Roumain - Hristos a înviat! Adevărat a înviat!
Le dialecte Istro-Roumain - Uscrâsnit-å Isus Crist! Zaista uscrâsnit-å!
Le dialecte Macedo-Roumain (Aroumain) - Hristolu anyie! De-alihea anyie!
Le dialecte Megleno-Roumain - Hristos anghii! Istana anghii!
Espagnol - Cristo ha resucitado ! Verdaderamente, ha resucitado !

Langues celtiques

Langues gaéliques

Vieil Irlandais - Asréracht Críst ! Asréracht Hé-som co dearb !
Irlandais - Tá Críost éirithe ! Go deimhin, tá sé éirithe !
Manxois - Taw Creest Ereen ! Taw Shay Ereen Guhdyne !
Gaélique écossais - Tha Crìosd air èiridh ! Gu dearbh, tha e air èiridh !

Langues britonniques

Gallois - Atgyfododd Crist ! Yn wir atgyfododd !
Breton - Dasorc'het eo Krist ! E wirionez eo dasorc'het !

Langues germaniques

Anglais - Christ is risen ! Truly, He is Risen !
Vieil anglais (Anglo-saxon) - Crist aras ! Crist sodhlice aras ! (Lit: Christ arose ! Christ surely arose !)
Moyen anglais - Crist is arisen ! Arisen he sothe !
Iyaric Patwa - Krestos a uprisin ! Seen, him a uprisin fe tru !
Frison - Kristus is opstien ! Wis is er opstien !
Alemand - Christus ist auferstanden ! Er ist wahrhaftig auferstanden !
Yiddish - Der Meschiache undzer iz geshtanen ! Avade er iz ufgeshtanen !
Néerlandais - Christus is opgestaan ! Hij is waarlijk opgestaan !
Afrikaans - Kristus het opgestaan ! Hom het waarlik opgestaan !
Danois - Kristus er opstanden ! Sandelig Han er Opstanden !
Islandais - Kristur er upprisinn ! Hann er vissulega upprisinn !
Norvégien - Kristus er oppstanden! Han er sannelig oppstanden!
Suédois - Kristus är uppstånden! Ja, Han är verkligen uppstånden!

Langues slaves

Slavon d'église - (Christos Voskrese ! Voistinu Voskrese !)
Russe - Христос Воскресе ! Воистину Воскресе ! (Khristos Voskrese ! Voistinu Voskrese !)
Biélorusse - Хрыстос уваскрос ! Сапраўды ўваскрос ! (Khrystos Uvaskros ! Saprawdy Wvaskros !)
Ukrainien - Христос Воскрес ! Воістину Воскрес ! (Khrystos Voskres ! Voistynu Voskres !)
Bulgare - Христос Возкресе ! Воистина Возкресе ! (Christos Vozkrese ! Voistina Vozkrese !)
Serbe - Христос Воскресе ! Ваистину Воскресе ! (Christos Voskrese ! Vaistinu Voskrese !)
Tchèque - Kristus vstal z mrtvých ! Vpravdě vstal z mrtvých !
Slovaque - Kristus vstal zmŕtvych ! Skutočne vstal !
Polonais - Chrystus Zmartwychwstał ! Zaprawdę Zmartwychwstał !

Langues baltes

Lituanien - Kristus prisikėlė ! Tikrai prisikėlė !
Letton - Kristus ir augšāmcēlies! Patiesi augšāmcēlies!

Langues indo-iraniennes

Sanskrit - (Krista uttitaha ! Satvam uttitaha !)
Marathi - (Yeshu Khrist uthla ahe ! Kharokhar uthla ahe !)

Bengali

Hindi

Ourdou

Autres langues indo-européennes

Albanais (Tosk) - Krishti u ngjall ! Vërtet u ngjall !
Arménien - Քրիստոս յարեաւ ի մեռելոց՜ Օրհնեալ է յայտնութիւնն Քրիստոսի՜ (Christos harjav i merelotz ! Orhniale harutjun Christosi ! - Christ is risen ! Blessed is the resurrection of Christ !)

LANGUES OURALIENNES ET ALTAÏQUES

Estonien - Kristus on ülestõusnud ! Tõesti on ülestõusnud !
Finnois - Kristus nousi kuolleista ! Totisesti nousi !
Hongrois - Krisztus feltámadt ! Valóban feltámadt !
Turc - Hristós diril-Dí ! Hakíkatén diril-Dí !

LANGUE CAUCASIENNE

Georgian - ქრისტე აღსდგა ! ჭეშმარიტად აღსდგა ! (Kriste aghsdga ! Cheshmaritad aghsdga !)

LANGUE PARTICULIÈRE

Basque - Cristo Berbistua ! Benatan Berbistua !

LANGUES DRAVIDIENNES

Malayalam - (Christu uyirthezhunnettu ! Theerchayayum uyirthezhunnettu !)

Tamoul

Kanara

LANGUES AUSTRONÉSIENNES

Chamorro - La'la'i i Kristo ! Magahet na luma'la' i Kristo !
Tagalog (Filipino) - Si Cristo ay nabuhay ! Siya nga ay nabuhay !
Indonésien - Kristus sudah bangkit ! Dia benar sudah bangkit.
Carolinien - Lios a melau sefal ! Meipung, a mahan sefal !
Hawaïen - Ua ala hou ´o kristo ! Ua ala ´i ´o no ´oia !

LANGUES INUITES ET ALÉOUTIENNES

Aléoute - Kristus aq ungwektaq ! Pichinuq ungwektaq !
Yupik - Xris-tusaq Ung-uixtuq ! Iluumun Ung-uixtuq !

JAPONAIS ET CORÉEN
Japonais - ハリストス復活!実に復活! (Harisutosu fukkatsu ! Jitsu ni fukkatsu !)

Coréen - (Kristo Gesso ! Buhar ha sho Nay !)

Na-Dené langues

Athabaskan langues

Navajo - Christ daaztsáádéé' náádiidzáá! T'áá aaníí, daaztsáádéé' náádiidzáá!
Tlingit - Xristos Kuxwoo-digoot! Xegaa-kux Kuxwoo-digoot!

Quechuan langues

Quechua - Cristo causarimpunña! Ciertopuni causarimpunña!

Sino-Tibetan langues

Mandarin - 基督復活了 他確實復活了 (Jidu fuhuo-le! Ta queshi fuhuo-le!)

South Caucasian langues

Niger-Congo langues

Lugandan Kristo Azukkide! Kweli Azukkide!
Swahili - Kristo Amefufukka! Kweli Amefufukka!

Unclassified

A Nigerian language (of many spoken there) - Jésu Krísti Ébilíwõ! Ézia õ´ Bilíwõ!

Constructed langues

Esperanto - Kristo leviĝis! Vere Li leviĝis!
Quenya - Tengwar Rendering (Ortanne Laivino! Anwa ortanne Laivino!)

Source:

OrthodoxWiki

jeudi 3 octobre 2019

Cornelia Rees et l’ Archimandrite Gabriel Bunce, Suisse: Nous devons retourner à nos racines!


HEAVEN ON EARTH - ORTHODOXY


Cornelia Rees et l' Archimandrite Gabriel Bunce:

Nous devons retourner à nos racines!

Il y a une quinzaine d'années, j'ai eu une occasion unique de visiter l'ermitage d'un hiéromoine et théologien catholique dans les montagnes de Suisse. Il était bien connu pour ses écrits sur les saints Pères de l'Église chrétienne, et non moins bien connu (du point de vue occidental moderne), pour son mode de vie monastique inhabituel. Quelque peu familière de l’apparence que les monastères catholiques présentent généralement aujourd'hui, je ne m'attendais pas à me sentir tellement à l'aise comme moniale orthodoxe dans son ermitage catholique.

Après avoir gravi un chemin boisé de montagne jusqu’à une petite maison dans les arbres, nous avons été accueillis par un homme âgé austère, sa barbe grise flottant sur sa soutane noire. Sa tête était couverte d'un capuchon portant une croix rouge brodée sur le front. C'était comme si nous avions été transportés dans le désert égyptien, pour voir Saint Antoine le Grand. Tandis que lui et son compagnon d’ascèse Père Raphaël nous offraient le thé, nous avons parlé de l'Église d’Orient et d’Occident, et de l'Église orthodoxe russe. Mais il n'était pas question pour eux de rejoindre cette Église, cela aurait même créé un malaise d'en parler.

Nous sentions que nous étions entrés brièvement en contact avec un moine qui était un avec nous en esprit, bien qu'il ne fût pas dans notre Eglise, et nous nous sommes quittés avec la joie de cette agréable révélation, alors que Père Gabriel faisait le signe de la Croix sur nous à la manière orthodoxe.

Père Gabriel n'a jamais eu et n'a toujours pas de communication électronique avec le monde extérieur, et nous avons très peu entendu parler de lui ou eu contact avec lui après notre visite. Néanmoins, nous ne l’avons pas oublié, et dans l'intervalle, nous n'avons jamais cessé de penser à quel point ce serait bien, s'il était en communion avec nous, les orthodoxes. Mais jamais nous n'aurions essayé d'aborder ce sujet avec lui, nous sentions en quelque sorte que Dieu le guidait comme Il l'entendait.

Père Raphaël, un suisse, est décédé depuis, et Père. Gabriel est l'higoumène et le seul moine de ce qui est maintenant le monastère de la Sainte Croix, qui fait partie de l'Eglise orthodoxe russe. Il a été baptisé orthodoxe à la veille de la Dormition de la Mère de Dieu à Moscou, en août 2010. Il est maintenant l’Archimandrite mégaloschème Gabriel. Récemment à Moscou malgré un calendrier très exigeant, Père Gabriel a quand même pris le temps de parler avec nous.

***

-Père Gabriel, bien que vous ayez parlé de votre vie dans d'autres interviews, parlez-nous encore un peu de vous.

-Je vis à Roveredo, petit village d'environ 100 habitants. Mon monastère est au-dessus du village dans les bois, dans les montagnes de la région de Lugano, la partie italienne de la Suisse.

-Vous aviez été catholique depuis l'enfance?

-Oui, mais pas un catholique pratiquant toute ma vie. Mon père était luthérien, et ma mère catholique, et j'ai été baptisé catholique. Mais comme cela arrive souvent dans ces cas, aucun de mes parents ne pratiquait sa religion. Ni mon père ni ma mère n’allaient à l'église. Et moi non plus. Mais comme les jeunes gens agissent toujours à leur guise, j'ai redécouvert la foi de mon baptême. Au début, je suis allé à l'Eglise catholique, par moi-même. Mes parents ne m'ont pas encouragé, ils le toléraient seulement.

-Même votre mère?

-Elle était catholique croyante, mais en raison de son mariage avec un luthérien, elle perdit la pratique. Ce n'est que beaucoup plus tard, quand j'étais déjà moine, qu’elle est retournée à l'église et a commencé à pratiquer sa foi catholique. Mon père allait à contrecœur avec elle, au moins à Pâques ou Noël, parce qu'il ne voulait pas passer les vacances seul.

-Où êtes-vous né?

-Je suis né à Cologne, mais nous sommes partis de cette ville en raison de la guerre quand j’étais âgé de deux ans. Cette ville, vieille de près de 2000 ans, a été presque rasée. C'était comme Hiroshima. Environ quatre-vingts pour cent a été détruit, et les Américains ont même suggéré qu'elle soit reconstruite ailleurs: il semblait inutile d'essayer de reconstruire sur ces cendres. Mais les gens étaient très attachés à leur ville; la grande cathédrale était encore debout, bien que fortement endommagée. Les douze églises romanes [1] étaient terriblement endommagées aussi. Pendant dix ans, nous n’avons pas vécu à Cologne, mais dans une petite ville à la campagne. C’est seulement en 1953 qu’il fut possible pour nous de revenir. Donc, j'ai passé ma jeunesse à Cologne, et j’y suis allé au collège. J'aime toujours beaucoup cette ville.

La cathédrale gothique, merveille de l'architecture gothique, a été construite sur le lieu où toutes les cathédrales l’avaient été depuis les temps des premiers chrétiens. L'un des premiers évêques de Cologne était un proche collaborateur de l'empereur Constantin. Sous la tour nord est un baptistère du

lundi 23 septembre 2019

Higoumène Aimilianos de Simonos Petra, Mont Athos, Grèce (+2019): Mémoire éternelle!


ORTHODOX WEB



Higoumène Aimilianos de Simonos Petra, 

Mont Athos, Grèce (+2019): Mémoire éternelle!

Père Aimilianos est né au Ciel le 9 mai 2019. La première fois, nous l'avons rencontré chez Père Sophrony de bienheureuse mémoire. Il était en visite en Grande Bretagne.

Je travaillais alors à la traduction de Sa Vie est mienne dans la bibliothèque du monastère Saint John the Baptist. Père Sophrony est entré avec Père Aimilianos, Père Macaire de Simonos Petra, et il m'a présenté. Je fus très impressionné par l'expression de bonté, de bienveillance  et de douceur qui émanaient de lui.

Il y eu le lendemain la Divine Liturgie concélébrée dans la chapelle de Tolleshunt en bas du monastère. Ce séjour fut trop court!

Quelques années plus tard, il était en visite en France, chez Père Placide, à Saint Antoine le Grand. Nous avions l'habitude d'aller passer de longues périodes à Fond de Laval, mais là, sortant d'une intervention chirurgicale, il fut impossible d'aller rencontrer Père Aimilianos. Et j'en fus infiniment triste...

Quelques jours après son passage en France, je reçus une lettre. Père Aimilianos, avec grande bonté, m'envoyait ses meilleurs vœux de rétablissement et sa bénédiction. La lettre était en français (traduite par un de ses moines) et signée de sa main. Elle contribua à ma joie après l'épreuve.

C'est peu de choses, mais c'est beaucoup aussi. Avoir la joie de rencontrer un véritable staretz, est une grande bénédiction et un viatique précieux pour la vie spirituelle.

Si je n'avais pas rencontré Père Aimilianos, le simple fait d'en entendre parler par Père Elie de Terrasson m'aurait convaincu de la haute stature spirituelle du Père.

Et si j'avais seulement lu le petit livret de Père Elie: L'ORTHODOXIE/ Un guide lumineux et illuminateur de nos âmes: Géronda Aimilanos, j'aurais eu la même conviction d'être en présence d'un authentique père spirituel. Et la lecture de Ses Discours Ascétiques/ Commentaire d'Abba Isaïe (Editions ORMYLIAS 2014), me permet encore et toujours de réaliser la profondeur de ses connaissances spirituelles et son don béni de pédagogue du Christ.

Puissions-nous avoir sa bénédiction et sa prière!

Claude Lopez-Ginisty

Source:



ORTHODOXOLOGIE

jeudi 19 septembre 2019

Le Prêtre et la touriste Américaine en Grèce - Hiérimoine Tryphon, Washington, É.-U.A.


WASHINGTON OF MY HEART


Le Prêtre et la touriste Américaine en Grèce

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Hiérimoine Tryphon, Washington, É.-U.A.

Source:

http://www.orthodoxie-reunion.com

http://www.orthodoxie-reunion.com/?p=1507

ORTHODOXIE À LA RÉUNION

Une femme protestante de Tacoma (état de Washington), était en vacances avec son mari dans la ville grecque d’Athènes. Chaque jour, elle se rendait dans un petit café près de l’hôtel pour prendre son café et regardait les habitants passer. L’un de ces habitants était un prêtre orthodoxe qui passait près du café en allant à son église paroissiale. La femme souriait et le prêtre hochait la tête, souriait et continuait son chemin.

Un jour, ce prêtre grec, qui parlait anglais, remarqua que la femme américaine avait un regard triste sur son visage et il s’approcha de sa table et demanda si quelque chose la troublait. Elle éclata en sanglots et raconta au prêtre les problèmes médicaux de son mari, et qu’elle craignait pour le pire. Le prêtre s’est assis avec elle et a prié pour elle et son mari. Chaque jour, il s’arrêtait pour s’asseoir à sa table, priant pour le rétablissement de son mari.

Quelques semaines se sont passées et le mari a récupéré de sa maladie et est revenu aux États-Unis avec sa femme. Le souvenir de la compassion de ce prêtre pour une femme étrangère est resté dans sa mémoire toutes ces nombreuses années. Elle a partagé ce souvenir avec son médecin, qui est un de mes amis, et je partage (N.d.T c’est-à-dire l’hieromoine Tryphon) ce souvenir avec vous.

Quel véritable disciple et serviteur du Seigneur était ce prêtre généreux ! Puissions-nous, comme ce prêtre, être à l’écoute de ceux qui en ont besoin et que le Seigneur nous met sur nos chemins . Puissions-nous avec des cœurs ouverts toucher et apporter la guérison à ceux qui souffrent, leur faire savoir que nous nous soucions pour eux et qu’ils ont un ami pendant leur temps de chagrin, de besoin et de désespoir.

Avec l’amour en Christ,

Hiérimoine Tryphon.

https://www.facebook.com/Abbot-Tryphon-1395030584153681/ (post du 27 juin 2017 )

jeudi 12 septembre 2019

Des dizaines de passereaux et d’autres oiseaux entraient et sortaient et au dehors de l’église par les fen êtres ouvertes de la coupole, gazouillant et chantant avec vivacité


ANIMALS OF MY HEART


Père Stéphane Anagnostopoulos:

Un fidèle m’a raconté un événement similaire qui a eu lieu à l’église de la Mère de Dieu qui s’appelle «Ecatontapyliani» et qui se trouve à Paros (dans les Cyclades, Grèce), pendant la Divine Liturgie de la veille de l’Épiphanie, en 1998.

Des dizaines de passereaux et d’autres oiseaux entraient et sortaient et au dehors de l’église par les fen êtres ouvertes de la coupole, gazouillant et chantant avec vivacité. Pourtant, à l’heure de la consécration des saints dons, ils se sont tus et immobilis és tous pour recommencer après l’ecphonèse: «Et en premier lieu pour notre très sainte…» [Notes personnelles de l’auteur].

Les propres paroles du Seigneur «Ceci est mon corps…ceci est mon sang…» (Marc 14, 22-24) à la sainte Cène, le soir du jeudi saint, témoignent de cette réalité du Changement du pain et du vin en Corps et en Sang du Christ. La constitution donc du saint sacrement est divine. C’est le Christ lui même qui en est l’auteur.

Les signes visibles du saint sacrement sont le pain au levain, le vin et la prière secrète «envoie ton Saint-Esprit sur nous et sur ces Dons…». Ce n’est pas seulement la grâce du Christ qui est transmise par la sainte communion comme c’est le cas d’ ailleurs pour d’autres sacrements, mais c’est le Christ, le Seigneur lui-même. Les fidèles qui reçoivent dignement le Corps et le Sang du Christ, s’ y intègrent, ayant les mêmes corps et sang que Lui. L’adhésion au Corps de l’église, c’est-à-dire l’incorporation, commence par le saint Baptême et s’achève avec la sainte communion, c’est-à-dire l’intégration. Cela veut dire que notre être tout entier reçoit d’une façon mystique la Vie-même, notre Seigneur et Rédempteur et l’incorpore.

Source:

Père Stéphane Anagnostopoulos

Vivre la Divine Liturgie

Expériences Liturgiques

Le Pirée 2011

dimanche 1 septembre 2019

L'humilité et l'orgueil - Père André Konanos, Grèce


HAVE FAITH - ORTHODOXY


L'humilité et l'orgueil

Père André Konanos, Grèce

Un homme a dit au Saint Paisios du Mont Athos, Grèce (+1994):

- Je dors toute la journée.

Ce à quoi le staretz a répondu :

- Il n'y a rien de mal à cela, pendant que tu dors, tu ne pèches pas.

Quelles personnes étonnantes sont ces saints : même les erreurs, les péchés et les extravagances que nous leur révélons, ils les transforment en une bonne idée, car ils sont humbles. L'humilité leur donne l'occasion de tout regarder avec grâce, de baisser la tête et de ne pas se comporter avec arrogance, comme nous, en disant :

- Écoute ce que j'ai à dire ! Laisse ça tranquille ! Répare ça !

Non, les saints ne vous disent rien de tel, et ils ne vous demandent ou n'exigent rien de vous, mais seulement d'eux-mêmes. Ils se font des reproches, se punissent et luttent. Ils aiment tous les autres et adorent tout le monde. J'ai été impressionné par les paroles de saint Niphon de Constantinople : "Quand vous regardez quelqu'un, tombez mentalement à ses pieds et salue-le." Vous pouvez vous incliner ? Pouvez-vous vous pencher comme le font les épis de blé ? Lorsqu'un blé pousse et emmagasine le grain, il devient lourd et se plie. En y regardant de plus près, vous dites :

- Il y a du grain, il y a du contenu.

Si vous avez du contenu, vous pliez. Si vous ne le faites pas, rien ne vous tire vers le sol et vous volez dans les nuages. Mais vous voulez vous voir, vous voulez être différent, comme un blé au début de sa croissance, disons, dans son enfance. Tel est le cas, par exemple, d'un jeune homme beau, mais égoïste, qui hésite à se réconcilier, parce qu'il a une haute opinion de lui-même, qu'il est intrusif, qu'il veut être remarqué et entendu...

C'est donc une grande chose d'avoir de l'humilité, de demander au Seigneur de l'humilité, de s'incliner devant le Seigneur, afin qu'Il nous voie humbles et nous bénisse. Soyons très prudents, car l'orgueil est, après tout, notre plus grand problème.

Pour moi, le plus gros problème, c'est mon égoïsme. Qu'est-ce que vous voulez dire ? Est-ce la même chose pour vous aussi ? Oui, je le sais bien. Je sais que cela s'applique aussi à vous. Si vous pensez vraiment à mes problèmes et à vos problèmes, vous verrez que l'égoïsme est en fait en faute dans

mardi 20 août 2019

Le cheminement secret d'un chef amérindien Mohawk vers l'Orthodoxie


NATIVE AMERICANS MET ORTHODOXY


Le cheminement secret d'un chef amérindien Mohawk vers l'Orthodoxie

Samedi soir. Très peu de lumières étaient allumées. Dans la cathédrale russe de Saints Pierre et Paul, les vêpres venaient de commencer. Les silhouettes sombres de quelques fidèles qui assistaient au service étaient devenues plus distinctes car des cierges avaient été allumés, un à un, sur leurs supports. L'iconostase de l'autel était très imposant, il avait été sculpté par des artisans expérimentés, au début du siècle...
C'était la deuxième fois que je venais aux Vêpres, il y a de cela des années... Les paroles de la prière "Lumière joyeuse" en slavon donnaient une sensation de paix intérieure et de détente. Tout semblait être en prière à ce moment-là, dans ce jour qui était fini et ce jour qui devait venir. Après la folie de la journée, ce refuge de louange calmait effectivement les bêtes sauvages de l'esprit...
Dans la faible pénombre, je pouvais distinguer quelques-uns des profils de ceux qui étaient là: une vieille dame russe avec sa petite-fille, un homme grand et maigre d'âge moyen, une jeune fille de près de quinze ans, une jeune famille avec ses deux enfants... Et soudain, mon attention fut attirée par un personnage près de la grande fenêtre. Directement au-dessous, je distinguai une silhouette qui était complètement différente de toutes les autres. Il s'agissait d'un Indien de cinquante ans, vigoureux, aux traits caractéristiques, avec des cheveux longs attachés en queue de cheval qui atteignaient sa taille. Mon regard s'arrêta sur lui... Quel étrange personnage ! J'imaginai que c'était seulement un visiteur.
À la fin de l'office, je ne pus pas lutter contre l'envie de savoir. Je m'approchai de lui, désireux de le rencontrer.
-Yannis, lui ai-je dit en anglais. Bienvenue...
- Vladimir, répondit-il.
- Je suis grec. Et vous? Lui ai-je demandé.
- Moi aussi, répondit-il.
J'étais abasourdi... C'était la dernière chose que je m'attendais à entendre!
- Parlez-vous grec? Demandai-je.
Il fit une pause pour réfléchir un moment, puis il cita [le prologue de l'Evangile de saint Jean] en grec:
- "Au commencement était le Logos et le Logos était avec Dieu, et le Logos était Dieu."
En finissant cette phrase, il éclata de rire. Je ne savais quoi dire.
- Je suis indien, dit-il brusquement. Mais de toute façon, je me sens aussi russe et grec et serbe et roumain, parce que... je suis orthodoxe...
Une lueur apparut dans son œil, comme dans mon coeur ...
C'est ainsi que Vladimir et moi nous nous sommes rencontrés. Son vrai nom était Frank Natawe, avant de devenir orthodoxe et d'être baptisé sous le nom de Vladimir. Je mourrais d'envie d'entendre l'histoire de sa vie, à la fois par curiosité ainsi que par intérêt véritable...
Beaucoup plus tard, nous sommes devenus amis. Nous avons partagé de nombreuses conversations et promenades ensemble, en particulier dans son village indien. Il m'a montré des voies et des manières de faire totalement inconnues pour nous les blancs. Et toujours de manière simple et sans prétention. Sans aucune trace d'arrogance. Quand j'étais avec lui, j'ai toujours eu la forte sensation d'être à l'école, et chaque fois que j'ai admis cela devant lui, il m'a toujours dit que toutes les belles choses étaient à